Critique

Mon beau-père et nous

Titre original : Little Fockers

IMDb 7.0 / 10
Allociné 3.9 / 5
Rotten T. 78%
Critique
Affiche du film Mon beau-père et nous

Mon beau-père et nous

Mon beau-père et nous, en 2010, est la preuve qu’une franchise peut prolonger sa propre existence en recyclant exactement les mêmes humiliations relationnelles, mais avec suffisamment de conviction pour que le public continue à croire qu’il y a là une comédie et pas seulement un atelier de répétition de conflits conjugaux. Ben Stiller y rejoue l’homme qui n’a jamais réussi à gagner le respect de son beau-père, et Robert De Niro, avec son art du regard accusateur, transforme chaque scène en inspection morale de la famille américaine moyenne. Le film a parfois l’air de se détester lui-même, ce qui est presque une qualité, parce qu’il évite ainsi le piège du cynisme propre. Owen Wilson apporte une assurance trop parfaite pour être honnête, Jessica Alba fonctionne comme une distraction glamour parfaitement calculée, et l’ensemble continue d’exister grâce à la mécanique très solide d’un cinéma de gêne contrôlée. On lui reprochera à juste titre de répéter des motifs déjà usés. Mais il faut reconnaître qu’il les répète avec une conscience presque clinique de ce qu’est devenue la comédie de famille industrielle : un espace où la humiliation se vend comme un service domestique. Le film ne défend aucune idée noble. Il observe seulement avec une précision un peu méchante comment les familles modernes négocient leur propre théâtre d’angoisse.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

Robert De Niro aurait insisté pour conserver une attitude d’agent de surveillance jusque dans les pauses déjeuner, ce qui aurait fini par fatiguer une partie de l’équipe.