Critique

Gangster Squad

IMDb 6.7 / 10
Allociné 2.4 / 5
Rotten T. 31%
Critique
Affiche de Gangster Squad

Gangster Squad

Gangster Squad, en 2013, prend Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Emma Stone, Anthony Mackie, Giovanni Ribisi, Michael Peña, Robert Patrick et Mireille Enos, puis transforme le Los Angeles de l’après-guerre en bande dessinée de gangsters très bien peignés. Ruben Fleischer y dirige avec une foi visible dans le pulp rétro, ce qui lui a valu d’être souvent traité comme un faussaire de cinéma noir. C’est un peu court. Sean Penn y dévore tout avec un bonheur grotesque ; Gosling arrive comme citation ambulante de cool ; Brolin maintient la carrure. Le film ne cache jamais qu’il préfère le mythe au document.

2013 est aussi une année où Hollywood reconsomme massivement ses patrimoines criminels, ses années 1940-1950 et son imaginaire de guerre des gangs comme décor d’excès stylisé. Gangster Squad s’inscrit dans cette vague, mais en assumant davantage que d’autres son statut de pulp chromé. Il n’essaie pas d’être Chinatown. Il veut des chapeaux, des rafales, des boîtes de nuit et des visages qui brillent sous enseignes. Cette franchise me semble plus respectable que la pseudo-profondeur patrimoniale.

Le film est voyant, parfois stupide, toujours très habillé. J’aime cela. Il traite la corruption urbaine comme un western de costume brillant, et cette translation a du panache. On peut se plaindre que les vraies zones d’ombre historiques s’y dissolvent. Évidemment. Mais l’objet gagne autre chose : une énergie de feuilleton violent parfaitement consciente de sa stylisation. À l’ère des polars blêmes, voir un film préférer les balles à la poussière morale a quelque chose d’agréablement irresponsable.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un chapeau fedora de décor aurait été retiré après avoir “revendiqué la direction esthétique complète du crime organisé en technicolor moral”.