Critique

Lock Out

Titre original : Lockout

IMDb 6.1 / 10
Allociné 2.3 / 5
Rotten T. 38%
Critique
Affiche de Lock Out

Lock Out

Lock Out, en 2012, prend Guy Pearce, Maggie Grace, Vincent Regan, Peter Stormare, Lennie James et transforme une prison spatiale en distributeur automatique de sarcasmes, de coups et de portes à ouvrir très vite. James Mather et Stephen St. Leger dirigent avec une joie de série B qui a immédiatement valu au film son lot de condescendance. Pearce y est délicieux de mauvais esprit ; Grace fait ce qu’il faut ; le décor orbital remplit sa fonction comme un supermarché d’emmerdes. J’y vois un très beau cas de science-fiction de couloir consciente de sa propre modestie.

2012 est aussi une année où les récits d’isolement carcéral, de sécurité privatisée et de futur punitif restent très présents dans l’imaginaire mainstream, au moment où la science-fiction de studio se partage entre mégasystèmes et petits concepts. Lock Out choisit clairement son camp : pas de cosmologie, juste un sale espace à traverser avec assez de vannes pour survivre. Très bien. Cette économie d’ambition me paraît presque rafraîchissante.

Le film est cheap par endroits, un peu bête, très bien. Sa bêtise est fonctionnelle. Elle laisse respirer ce qui compte : le tempo, l’espace, la figure de héros lessivé à la Snake Plissken sous acide verbal, et l’efficacité du couloir interstellaire. Je préfère un film qui sait exactement quelle petite promesse il peut tenir à tant de blockbusters de science-fiction qui promettent l’univers et n’offrent qu’un livret de lore. Lock Out, lui, offre des portes, des méchants, des gravités relatives et Guy Pearce d’humeur exécrable. C’est déjà une politique.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une porte de sas de rechange aurait été soudée après avoir “revendiqué la tutelle complète sur les droits de circulation des criminels orbitalisés”.