Critique

Expendables 3

Titre original : The Expendables 3

IMDb 6.1 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 32%
Critique
Affiche de Expendables 3

Expendables 3

Expendables 3, en 2014, prend Sylvester Stallone, Jason Statham, Mel Gibson, Harrison Ford, Antonio Banderas, Wesley Snipes, Dolph Lundgren, Jet Li, Arnold Schwarzenegger, Kelsey Grammer, Terry Crews, Randy Couture et ajoute assez de testostérone fossile pour faire tourner une petite raffinerie. On a beaucoup reproché au film de ressembler à un hall de congrès pour reliques d’action mal rééclairées. C’est précisément ce qui fait sa valeur. Il ne s’agit pas d’un film “neuf”, mais d’un événement archéologique mis en scène. Patrick Hughes dirige avec suffisamment de vigueur pour laisser ces icônes s’entrechoquer sans les dissoudre complètement.

2014 est aussi une année où la nostalgie des années 1980-1990 est pleinement intégrée au blockbuster comme ressource industrielle majeure. Expendables 3 ne cache pas cette dépendance ; il l’exhibe comme principe. C’est un film de conservation du muscle starifié. Même ses faiblesses disent quelque chose d’important : la franchise n’essaie plus de fabriquer des héros, elle gère leur musée vivant sous forme d’escouade.

Le film est évidemment trop long, trop voyant, trop rempli. Très bien. Son trop-plein constitue sa proposition. Voir Stallone, Banderas, Gibson et Ford se partager encore l’image n’a rien d’élégant, mais tout d’une étrange cérémonie de survivance. J’aime cette sensation de patrimoine qui continue à tirer à balles réelles, ou presque. À une époque saturée de héros interchangeables, ce chaos de vieux blocs d’action garde un parfum de singularité très précieux, même lorsqu’il sent un peu la naphtaline et la poudre froide.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un cigare de plateau aurait été éteint d’autorité après avoir “revendiqué la coordination diplomatique de l’OTAN des action heroes retraités”.