Critique

Chasing Mavericks

IMDb 7.2 / 10
Allociné 2.0 / 5
Rotten T. 32%
Critique
Affiche de Chasing Mavericks

Chasing Mavericks

Mavericks, en 2012, prend Jonny Weston, Gerard Butler, Elisabeth Shue, Abigail Spencer et Leven Rambin, puis transforme le surf de grosses vagues en roman initiatique de masculinité, d’océan et de filiation de remplacement. Curtis Hanson, puis Michael Apted, dirigent un film qui a été rapidement traité comme un drame sportif inspirant de plus. C’est sévère. Butler y est très bien dans son registre de mentor cabossé, Weston suffisamment poreux pour accueillir le récit, et le film comprend une chose simple mais importante : la vague n’est pas seulement un défi, c’est une théologie locale.

2012 est aussi une année où la culture de la performance extrême, des sports-limites, du dépassement et de la vidéo de sensation continue à structurer une part importante de l’imaginaire populaire. Mavericks s’inscrit là-dedans, mais avec un supplément très américain de paternité défaillante et de transmission morale par le risque. Très bien. C’est un cliché, peut-être, mais un cliché bien accordé à son moment, où l’on cherche encore dans l’extrême une pédagogie pour garçons perdus.

Le film est sentimental, oui, et parfois assez sage. Mais il a pour lui le sérieux presque religieux avec lequel il considère l’océan. Cela suffit à le distinguer d’une simple brochure motivante. La vague y garde une puissance de jugement. Je préfère cette croyance élémentaire à beaucoup de sports movies plus malins qui traitent le décor naturel comme simple backscreen. Ici, l’eau reste plus grande que le discours, et c’est très bien.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une planche de surf de secours aurait été séchée sous hangar après avoir “revendiqué la juridiction spirituelle intégrale sur la pédagogie des très grandes vagues”.