Critique

P.S. I Love You

IMDb 7.1 / 10
Allociné 2.4 / 5
Rotten T. 25%
Critique
Affiche de P.S. I Love You

P.S. I Love You

P.S. I Love You, en 2007, prend Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow, Harry Connick Jr., Gina Gershon, Kathy Bates, Jeffrey Dean Morgan et décide que le deuil peut très bien se vivre comme chasse au trésor sentimentale posthume. Richard LaGravenese filme avec une sincérité que beaucoup ont immédiatement confondue avec de la mièvrerie. C’est un peu paresseux. Swank y porte le film avec plus de nerf qu’on ne le dit souvent ; Butler, avant de devenir bloc d’action, existe ici comme souvenir irlandais sous forme de carte postale affective. Le dispositif est énorme. Et c’est précisément ce qui le rend intéressant.

2007 est aussi une année où la culture des lettres, des messages différés, des playlist émotionnelles et de l’accompagnement thérapeutique du deuil occupe un espace croissant dans la fiction romantique. P.S. I Love You capte cela parfaitement : l’être aimé ne disparaît pas, il se transforme en programme de relance existentielle. C’est kitsch, oui, mais aussi très parlant sur un moment culturel où l’émotion commence à être scénarisée, planifiée, presque UX-designée.

Je comprends qu’on y voie de la manipulation. Mais le film a au moins le mérite d’assumer complètement sa mécanique de survie sentimentale. Il ne cherche pas à faire semblant d’être plus discret qu’il n’est. Et parfois, dans la comédie romantique larmoyante, cette franchise vaut mieux que l’ironie. Ici, le deuil est une suite d’étapes absurdes imposées par un mort amoureux. L’idée est folle. Elle a, pour cette raison même, une vraie force mélodramatique.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une enveloppe de décor aurait été mise sous scellés après avoir “revendiqué l’entière gestion posthume du service relation client sentimental”.