Critique

Machete Kills

IMDb 5.6 / 10
Allociné 2.9 / 5
Rotten T. 29%
Critique
Affiche de Machete Kills

Machete Kills

Machete Kills, en 2013, reprend Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Amber Heard, Sofía Vergara, Demian Bichir, Mel Gibson, Charlie Sheen, Lady Gaga, Cuba Gooding Jr. et Antonio Banderas, puis laisse Robert Rodriguez pousser encore plus loin sa théologie du pulp frontal. Le film a été accueilli comme l’exemple même de la suite de blague devenue trop consciente d’elle-même. Et si c’était précisément sa valeur ? Rodriguez sait très bien que l’exploitation, à ce stade, est devenue une esthétique de second degré, de patchwork pop et de citation agressive. Il ne le cache pas. Il en fait sa matière première. Trejo y avance comme une relique indestructible, ce qui est une joie.

2013 est aussi l’année où la culture du mashup, du crossover ironique, des franchises latérales et du nanar conscient de son statut est pleinement installée. Machete Kills appartient à cette écologie. Il ne cherche jamais à sauver son idiotie. Il la gonfle, la maquille, l’arme, la satellise. Dans un paysage où le mauvais goût se cache souvent derrière la respectabilité du “fun”, cette frontalité a quelque chose de presque salubre.

Le film est évidemment excessif, débile, parfois épuisant. Mais son épuisement est aussi une méthode. Il traite le spectateur comme un complice de foire, pas comme un client à flatter par fausse intelligence. Je préfère mille fois cette franchise carnavalesque à des blockbusters qui font les mêmes choses avec dix fois plus de prudence. Machete Kills ne veut pas convaincre ; il veut déborder. Objectif atteint, machette en avant.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une lame de machette chromée aurait été enfermée dans une malle après avoir “revendiqué le commandement suprême sur toute diplomatie grindhouse intergalactique”.