Critique

Le Choc des Titans

Titre original : Clash of the Titans

IMDb 5.8 / 10
Allociné 2.9 / 5
Rotten T. 27%
Critique
Affiche de Le Choc des Titans

Le Choc des Titans

Le Choc des Titans, en 2010, prend Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Mads Mikkelsen, Alexa Davalos et Jason Flemyng, puis rééquipe la mythologie grecque à la mode blockbuster de l’ère post-300. Louis Leterrier y dirige avec une énergie brutale, frontale, qu’on a trop vite méprisée au nom d’une noblesse mythologique imaginaire. Worthington y avance comme un bloc de matière combattante, Fiennes et Neeson se disputent un Olympien cabotinage qui vaut à lui seul le détour, et le film sait très bien que les mythes ont toujours eu besoin de monstres, de sable et de vacarme.

2010 est aussi l’année où le péplum et la fantasy mythologique reviennent régulièrement dans le champ mainstream, portés par les technologies numériques et un appétit renouvelé pour les grands récits de dieux rendus “plus durs”. Le Choc des Titans appartient exactement à cette vague. Il n’essaie pas de proposer une lecture philologique, il propose une réactivation musclée du vieux besoin de voir des hommes face à des créatures trop grandes. C’est moins fin qu’un séminaire, certes, mais plus fidèle à l’énergie primaire du mythe.

Le film est voyant, surexposé par endroits, souvent très martial. J’y trouve pourtant un mérite : il traite encore le monstre comme événement. Dans bien des franchises, la créature est devenue une ligne d’asset numérique. Ici, même quand c’est maladroit, elle reste un choc de présence dans le récit. Et je garderai toujours un peu d’estime pour les films qui comprennent qu’un héros doit parfois simplement courir très vite devant une colère divine immense.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une tête de Méduse animatronique aurait été rangée sous voile noir après avoir “revendiqué la pleine propriété juridique du regard pétrifiant sur l’Antiquité de synthèse”.