Critique

Ninja Turtles 2

Titre original : Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows

IMDb 6.3 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 37%
Critique
Affiche de Ninja Turtles 2

Ninja Turtles 2

Ninja Turtles 2, en 2016, prend Megan Fox, Stephen Amell, Will Arnett, Tyler Perry, Brian Tee, Laura Linney et rend enfin à la franchise ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’assumer : le pur carnaval mutant. Dave Green dirige avec un sens du jouet bruyant qu’on a eu tort de dévaluer. Le film ramène Bebop, Rocksteady, Krang, la Technodrome, Casey Jones et une logique de dessin animé gonflé aux hormones numériques. Très bien. Si l’on veut des Tortues, autant leur rendre le droit d’être excessivement tortues.

2016 est aussi une année où la culture blockbuster est déjà saturée de films qui veulent tous être des marques globales impeccablement cohérentes. Out of the Shadows a le mérite inverse : il accepte d’être ridiculement spécifique, très coloré, très mutant, très régressif. Il ressemble à un enfant de rayon jouets ayant reçu un budget d’effets visuels. J’y vois une forme d’honnêteté artistique. Au moins, le film ne s’excuse jamais d’être un bazar amphibien.

On peut bien railler les CGI, les blagues et la lourdeur générale. Mais cette lourdeur est cohérente avec une franchise née dans le contact violent entre pizza, égouts, ninjas et produits dérivés. Le film choisit le plaisir toyetic intégral plutôt que la pseudo-noirceur honteuse. C’est exactement la bonne décision. Les Tortues n’ont pas besoin qu’on les ennoblisse ; elles ont besoin qu’on les laisse casser des choses dans des camionnettes violettes.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un tentacule de Krang de secours aurait été mis en aquarium après avoir “revendiqué la pleine administration organique du merchandising reptilien global”.