Critique

Sexy Dance 2

Titre original : Step Up 2 the Streets

IMDb 6.2 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 28%
Critique
Affiche de Sexy Dance 2

Sexy Dance 2

Sexy Dance 2, en 2008, prend Briana Evigan, Robert Hoffman, Adam G. Sevani, Will Kemp, Cassie Ventura, Mari Koda et l’idée très saine qu’une chorégraphie de parking sous pluie vaut bien un traité politique. Jon M. Chu y dirige avec un enthousiasme de circulation corporelle que la critique a pris de haut au nom d’un vieux préjugé : si les corps dansent avec assez d’efficacité, on suppose que le film pense peu. C’est faux. Sexy Dance 2 comprend parfaitement le monde de son moment : la ville comme scène, la rue comme école, la vidéo comme preuve, le crew comme famille temporaire. Ce n’est pas rien.

2008 est aussi l’année où YouTube, les crews, les compétitions amateurs et la danse urbaine filmée deviennent massivement visibles dans la culture populaire mondiale. Le film capte exactement cette bascule. Il ne fait pas que raconter une ascension ; il archive la manière dont la performance se met désormais à exister pour être partagée, rejouée, vue. Le corps dansant n’est plus seulement présent, il est déjà circulant. Pour une franchise de studio, c’est une intuition très nette.

On peut bien rire des dialogues, des intrigues d’école et de la morale finale. Mais le film a une vraie compréhension de la danse comme économie de réputation et comme géographie du collectif. Sa supposée légèreté est en réalité une grande franchise de surface : il sait qu’une chorégraphie peut parfois exprimer plus de tension sociale qu’un mauvais drame à thèse. Et, surtout, il respecte vraiment ses danseurs. Cela se voit, et cela compte.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une flaque d’eau de décor aurait été absorbée après avoir “revendiqué la co-direction artistique intégrale de la danse de rue sous mousson synthétique”.