Critique
Titre original : Underworld: Awakening
Underworld : Nouvelle ère
Underworld : Nouvelle ère, en 2012, reprend Kate Beckinsale en Selene, y ajoute Stephen Rea, Michael Ealy, India Eisley, Theo James, Charles Dance et une guerre vampiro-lycanthropique qui n’a plus peur d’être purement de laboratoire et de cuir. Måns Mårlind et Björn Stein dirigent avec une froideur bleutée qui a été moquée comme une esthétique de pub gothique. Peut-être. Mais cette pub gothique, au bout de quatre films, est devenue une cosmologie à elle seule. Beckinsale y avance comme une pure ligne noire, et c’est précisément ce que l’on attend. Le film comprend qu’une franchise peut aussi exister comme texture, pas seulement comme intrigue.
2012 est aussi une année où la culture franchise a déjà pleinement intégré les mondes étendus, les guerres de clans et la nécessité de maintenir des univers de niche suffisamment cohérents pour leur public. Underworld: Awakening appartient à cette logique, mais avec une singularité réjouissante : il n’essaie jamais de se faire passer pour plus grand que sa cave néon. Il est petit, élégant, froid et déterminé. Je respecte cela.
Le film est répétitif, bien sûr, mais sa répétition a la pureté d’un rituel. On y vient pour le latex, les tirs, les tunnels, les yeux pâles et les laboratoires hostiles. Très bien. Dans un paysage de franchises qui veulent toutes devenir le monde, Underworld persiste à rester une crypte premium. Ce choix de l’obsession plutôt que de l’expansion me semble plus noble qu’il n’en a l’air.
🎬 Le saviez-vous ?
un pistolet double canon vampire-proof aurait été mis sous azote après avoir “revendiqué la pleine souveraineté nocturne sur les conflits inter-espèces du sous-sol globalisé”.