Critique
Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters
Percy Jackson : La mer des monstres
Percy Jackson : La Mer des Monstres, en 2013, prend Logan Lerman, Alexandra Daddario, Brandon T. Jackson, Douglas Smith, Leven Rambin, Jake Abel, Stanley Tucci et Nathan Fillion, puis remet la mythologie grecque au régime YA de deuxième service. Thor Freudenthal y dirige avec une franchise de produit de milieu de gamme que l’on méprise souvent trop vite. Lerman y fait correctement le lien entre héros moderne et demi-dieu un peu las ; Daddario apporte une netteté utile ; Tucci, bien sûr, comprend parfaitement qu’il faut jouer comme si le kitsch mythologique était un honneur. Le film ne ment jamais sur sa nature de suite d’aventure pour adolescents. C’est déjà une qualité.
2013 est aussi l’année où la vague YA bat encore son plein, entre Hunger Games, Twilight en fin de course et la quête permanente du prochain univers à fidéliser. La Mer des Monstres appartient à cette économie de l’entre-deux. Elle n’a pas la puissance des grands locomotives, mais elle documente très bien le moment où les studios testent à la chaîne des mythologies “jeunes” potentiellement extensibles. C’est moins glorieux qu’un chef-d’œuvre, mais très parlant sur l’industrie.
Le film est inégal, d’accord, et parfois beaucoup trop propre. Pourtant il garde ce petit charme des franchises qui n’ont pas encore conquis le monde : elles restent modestement bizarres. On y voit des cyclopes, des toisons, des monstres marins et des adolescents pas totalement transformés en logos. Je suis prêt à défendre cela face à des sagas infiniment plus efficaces mais infiniment plus mortes.
🎬 Le saviez-vous ?
une Toison d’or factice aurait été retirée après avoir “revendiqué l’exclusivité de toute politique de sauvetage narrative en mer mythologique”.