Critique

Blade: Trinity

IMDb 5.9 / 10
Allociné 2.8 / 5
Rotten T. 26%
Critique
Affiche de Blade: Trinity

Blade: Trinity

Blade: Trinity, en 2004, prend Wesley Snipes, Kris Kristofferson, Jessica Biel, Ryan Reynolds, Parker Posey, Dominic Purcell et fait entrer Blade dans l’ère du quatuor sarcastique et de la franchise qui sent la fatigue du cuir. Le film a été reçu comme le signe que la saga était déjà en train de se vider. Peut-être. Il a pourtant une qualité rare : il montre très clairement le moment où le cinéma de super-héros pré-MCU hésite entre gothique solitaire et dynamique d’équipe vendable. Snipes y reste une présence formidablement hostile ; Reynolds, déjà en train de préparer autre chose, injecte un bavardage qui annonce toute une époque. C’est historiquement précieux.

2004 est aussi une année où les blockbusters de comics se cherchent encore, partagés entre ténèbres post-X-Men, humour montant et logique de franchise élargie. Blade: Trinity vit au milieu de cette mutation. Son déséquilibre n’est pas seulement un défaut, c’est un symptôme. Il porte sur lui les coutures d’un genre qui n’a pas encore trouvé sa forme dominante. Dans l’histoire du super-héros filmé, cela compte.

Le film est bancal, oui, parfois très laid. Mais il possède une énergie de transition. Il n’est déjà plus tout à fait le cinéma vampirique dur des années 1990 et pas encore la machine de blagues industrialisées des années 2010. Cette zone intermédiaire le rend plus intéressant que sa réputation ne le dit. On y voit un modèle en train de casser, et les ruines de genre ont parfois plus de vérité que les triomphes bien polis.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une lame de katana vampire-proof aurait été placée sous résine après avoir “revendiqué la tutelle intégrale sur la transition historique du super-héros cuir au super-héros quippy”.