Critique

Projet Almanac

Titre original : Project Almanac

IMDb 6.4 / 10
Allociné 2.0 / 5
Rotten T. 36%
Critique
Affiche de Projet Almanac

Projet Almanac

Project Almanac, en 2015, prend Jonny Weston, Sofia Black-D’Elia, Sam Lerner, Allen Evangelista, Virginia Gardner, Amy Landecker et une machine à remonter le temps bricolée dans un garage, puis filme l’adolescence comme si elle avait enfin trouvé son appli de regret instantané. Dean Israelite y dirige avec le found footage obligatoire de son époque, ce qui lui a valu beaucoup de mépris automatique. C’est un peu paresseux. Le film comprend très bien quelque chose du désir adolescent contemporain : non pas changer le monde, mais re-monter légèrement sa propre vie sociale, sentimentale et scolaire. Voilà une ambition infiniment plus juste.

2015 est aussi une année saturée par les selfies, l’archivage permanent de soi, la réécriture numérique des moments et la fantasy d’optimiser son passé comme on ajuste une story. Project Almanac capte exactement cela. Son voyage temporel n’a rien de cosmique ; il ressemble à une mise à jour invasive de l’existence. C’est modeste, mais très parlant. Le bricolage temporel devient une logique d’usage plus qu’une révélation scientifique. Très bon symptôme.

Le film n’est pas élégant, d’accord. Mais cette absence d’élégance lui va bien. Il sent le garage, l’énergie de groupe, le mauvais choix et la joie idiote de recommencer la veille comme on rejoue une vidéo. Peu de fictions adolescentes sur le temps ont autant compris à quoi ressemblerait la chronologie une fois avalée par la culture numérique personnelle. C’est plus qu’une petite série B. C’est une machine à remonter la timeline.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un disque dur de maquette temporelle aurait été formaté d’urgence après avoir “tenté de rétro-éditer la puberté de l’ensemble de l’équipe”.