Critique

Death Sentence

IMDb 6.8 / 10
Allociné 2.6 / 5
Rotten T. 20%
Critique
Affiche de Death Sentence

Death Sentence

Course à la mort ? Non : Death Sentence, en 2007, prend Kevin Bacon père de famille converti malgré lui en machine de représailles, l’entoure de Garrett Hedlund, Kelly Preston, John Goodman, Leigh Whannell, Aisha Tyler et Jordan Garrett, puis laisse James Wan filmer la vengeance comme une contamination de banlieue. Bacon y est très bon, plus crédible en homme déchiré qu’en héros de justice punitive ; Wan, entre Saw et Insidious, comprend déjà que le foyer n’est jamais qu’un décor d’horreur en attente. Le film a été rejeté comme vigilante movie de trop. C’est injuste. Il a une brutalité de chute bien plus triste que triomphale.

2007 est aussi l’année où l’Amérique est encore profondément travaillée par la culture sécuritaire, la peur du crime et l’idée que les institutions ne protègent plus assez vite. Death Sentence récupère ce climat mais en le rendant profondément pathétique : l’homme qui veut reprendre le contrôle se décompose en le faisant. C’est bien plus intéressant que la plupart des fantasmes de punition “cool” du même moment.

Le film est excessif, parfois ridicule, mais sa violence reste étonnamment désenchantée. La vengeance n’y ressemble pas à un empowerment, plutôt à une corrosion. Cette orientation mérite mieux que sa réputation. Wan filme les néons, les parkings, les tunnels et les maisons comme autant de lieux où la masculinité perd la tête en croyant la sauver. Je trouve cela utilement moche.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une arme factice de doublure aurait été scellée après avoir “tenté d’établir une jurisprudence privée sur le droit au chagrin armé”.