Critique

Triple alliance

Titre original : The Other Woman

IMDb 6.0 / 10
Allociné 2.7 / 5
Rotten T. 25%
Critique
Affiche de Triple alliance

Triple alliance

Triple Alliance, en 2014, prend Cameron Diaz, Leslie Mann, Kate Upton, Nikolaj Coster-Waldau, Don Johnson et Nicki Minaj, puis transforme l’infidélité masculine en entreprise coopérative entre femmes offensées. Nick Cassavetes filme tout cela avec une franchise de comédie de revanche qui a été très vite méprisée comme produit glossy. Peut-être. Mais ce gloss a sa logique. Diaz sait exactement jouer la coolitude qui se craquelle ; Leslie Mann, elle, apporte la nervosité haute tension qui empêche le film de se dissoudre complètement dans la carte postale. Et Kate Upton existe ici comme pure idée comique de présence déplacée. Ce n’est pas rien.

2014 est aussi une année où les récits de solidarité féminine pop, de revanche légère et de comédie du “male trash” gagnent en visibilité dans le mainstream américain. Triple Alliance appartient pleinement à ce moment. Il n’a pas la prétention du manifeste, mais il a la clarté de la redistribution des humiliations : l’homme menteur devient objet logistique, et les femmes réorganisent le scénario. Cette simplicité me semble plus honnête que bien des romcoms où tout finit par protéger le mari nul.

Le film reste très inégal, mais il a une vertu rare : il ne fait pas semblant d’être plus profond que son principe. Il veut une alliance, des robes, des pièges et des regards outrés. Très bien. Il préfère l’énergie collaborative de la vengeance légère à la psychologisation du salaud. Dans le champ des comédies de studio, cela suffit souvent à créer une vraie dynamique. Leslie Mann, de toute façon, mérite qu’on soit plus indulgent avec tout film qui lui offre ce niveau de nervosité.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un tube de gloss de décor aurait été confisqué après avoir “revendiqué la pleine autorité stratégique sur la coalition post-adultère”.