Aquamarine
Aquamarine, en 2006, prend Emma Roberts, JoJo, Sara Paxton, Jake McDorman, Arielle Kebbel, Claudia Karvan et un resort côtier, puis transforme les vacances adolescentes, l’amitié et une sirène en comédie pop d’écume turquoise. Elizabeth Allen filme tout cela avec une franchise de teen fantasy estivale qui a été beaucoup trop vite méprisée. Paxton joue très bien l’extraterrestre marine en quête de codes humains ; Roberts et JoJo forment un duo de fin d’enfance plus juste qu’il n’y paraît. Le film sait qu’il ne sera jamais “cool”. Il choisit alors d’être sincèrement balnéaire. J’approuve.
2006 est aussi l’année où les teen movies et les récits pour jeunes filles sont de plus en plus sommés de justifier leur légèreté face à une culture pop obsédée par les franchises plus dures, plus masculines ou plus méta. Aquamarine arrive dans cet intervalle et n’essaie pas de s’en excuser. Il vend une mythologie de plage, de friendship et de magie d’hôtel. Très bien. Ce type de fantasy de sorbet mérite aussi sa place dans l’archive culturelle.
Le film est simple, certes, mais cette simplicité a une vraie lisibilité émotionnelle. Il parle du départ, de la peur de se séparer, du besoin de croire qu’une saison peut encore changer quelque chose. Même la sirène n’est qu’un accélérateur affectif. Je préfère ce genre de teen fantasy qui n’a pas honte de son sel rose à bien des objets plus calculateurs qui se présentent comme des ironies sur la jeunesse.
🎬 Le saviez-vous ?
une nageoire turquoise de secours aurait été repêchée après avoir “revendiqué la pleine autorité symbolique sur toutes les marées adolescentes du scénario”.