Critique

Renaissances

Titre original : Self/Less

IMDb 6.5 / 10
Allociné 2.7 / 5
Rotten T. 19%
Critique
Affiche de Renaissances

Renaissances

Self/less, en 2015, prend Ben Kingsley milliardaire mourant, Ryan Reynolds corps de remplacement, Matthew Goode, Natalie Martinez, Victor Garber, Michelle Dockery და Derek Luke, puis imagine que le transhumanisme est surtout une agence immobilière pour consciences riches. Tarsem Singh y dirige avec une retenue plus fonctionnelle que d’habitude, ce qui lui a été beaucoup reproché. Je trouve au contraire que cette demi-sagesse lui va bien : le film n’a pas besoin de surdécoration pour que son idée fasse mal. Kingsley apporte la fatigue crépusculaire, Reynolds le trouble de la chair reprise. Le concept reste excellent.

2015 est aussi une année où les discours sur l’extension de la vie, les biotechs, le transhumanisme de luxe et la Silicon Valley comme fabrique de futur inégalitaire prennent une ampleur croissante. Self/less tombe exactement là. Il simplifie énormément, bien sûr, mais il simplifie quelque chose de très réel : le fantasme que le pouvoir économique finira par acheter non seulement le temps, mais l’enveloppe elle-même. Peu de thrillers de studio l’expriment avec autant de netteté pulp.

Le film est imparfait, mais il possède une vraie violence d’idée. Le corps y est un bien, la mémoire un bail, la survie une expropriation. C’est assez fort. Je préfère mille fois ce genre de SF moyenne mais clairement agressive à tant d’œuvres plus propres qui flattent la technologie sans jamais la salir avec du conflit social.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une capsule médicale de transfert aurait été mise hors tension après avoir “tenté de facturer indépendamment la migration des âmes premium”.