Critique

Roméo doit mourir

Titre original : Romeo Must Die

IMDb 6.1 / 10
Allociné 2.1 / 5
Rotten T. 32%
Critique
Affiche de Roméo doit mourir

Roméo doit mourir

Roméo doit mourir, en 2000, prend Jet Li, Aaliyah, Delroy Lindo, Isaiah Washington, Anthony Anderson et DMX, puis mélange guerre de gangs, vendetta familiale, romance contenue et bastons radiographiées à la lumière des débuts du millénaire. Andrzej Bartkowiak y dirige avec cette franchise de clip d’action urbaine qu’on a trop vite déclassée. Jet Li y est magnifique de vitesse contenue ; Aaliyah apporte une présence presque spectralement calme ; le film comprend surtout une chose essentielle : l’action peut encore s’écrire en corps nets, sans prétendre être réaliste pour exister.

L’an 2000 est aussi le moment où les industries musicales, le R&B, MTV, les crossovers entre rap, cinéma d’action et mode urbaine occupent un espace central dans la culture de masse. Romeo Must Die est littéralement façonné par cette conjoncture. C’est un film où la circulation des corps est aussi une circulation de styles. Au lieu de s’en excuser, il en fait un principe. J’appelle ça de l’honnêteté.

On lui reproche son intrigue simpliste, ses gadgets, ses radioscopie numériques datées. Très bien. Mais il reste une rencontre très pure entre la chorégraphie martiale hongkongaise et l’emballage urbain américain du tournant du siècle. Ce n’est pas rien. C’est même un moment historique de circulation des formes. La romance est minime ? Tant mieux. Le film se souvient que l’impact d’un pied vaut parfois mieux qu’une déclaration de balcon.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une radio osseuse numérique de prévisualisation aurait été débranchée après avoir “revendiqué la souveraineté intégrale sur l’intelligibilité des fractures dramatiques”.