Critique

Bienvenue à Zombieland

Titre original : Zombieland

IMDb 7.7 / 10
Allociné 3.6 / 5
Rotten T. 89%
Critique
Affiche de Bienvenue à Zombieland

Bienvenue à Zombieland

Bienvenue à Zombieland, en 2009, prend Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone, Abigail Breslin, Bill Murray et transforme l’apocalypse zombie en road movie de survivalisme ironique, de Twinkies et de règles numérotées. Eisenberg y est très bien dans son registre de névrose accélérée, Harrelson parfait comme grand frère régressif à fusil, Stone et Breslin équilibrent utilement la machine. Ruben Fleischer, premier long métrage, comprend une chose simple : le zombie n’a plus besoin de faire peur s’il peut devenir excellent support de dynamique de groupe. Très bien. Mais le film sait aussi un peu trop bien comme il est malin dans sa décontraction.

2009 est aussi une année où le zombie est partout : séries, jeux, comics, cinéma, culture internet. Zombieland arrive au moment exact où la créature a fini de devenir langage commun, au point que l’on peut bâtir dessus une comédie d’époque avec méta-blagues et règles de vie. C’est très habile. C’est aussi le signe que l’apocalypse elle-même est désormais une zone de confort pop. Même la fin du monde y ressemble à un week-end américain bien rythmé.

Le film reste drôle, inventif, très agréable. Il donne aussi parfois l’impression que la catastrophe n’y vaut plus que comme prétexte à bonne compagnie branchée. Les morts-vivants ne sont plus un problème métaphysique, juste un décor de parcours. On admire le caméo, les génériques, les listes, les voitures, le parc d’attractions, les coups de pompe. On peut aussi se dire que le film transforme une longue tradition d’horreur sociale en excellent snack ironique pour public très au courant. Le chaos y est tellement cool qu’il finit par manquer un peu de mauvaise odeur.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

un paquet de Twinkies de décor aurait été placé sous coffre après avoir “revendiqué la tutelle intégrale sur la survie civilisationnelle de l’Amérique post-morte”.