Critique

Hunger Games - L'embrasement

Titre original : The Hunger Games: Catching Fire

IMDb 7.6 / 10
Allociné 3.6 / 5
Rotten T. 90%
Critique
Affiche de Hunger Games - L'embrasement

Hunger Games - L'embrasement

Hunger Games : L’Embrasement, en 2013, reprend Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Elizabeth Banks, Stanley Tucci, Donald Sutherland, Philip Seymour Hoffman, Jena Malone, Sam Claflin et demande à Francis Lawrence d’augmenter le spectacle tout en prétendant le critiquer. Jennifer Lawrence y est toujours excellente, Hoffman apporte une ambiguïté de grand luxe, Banks continue de donner au camp une fonction politique plus subtile qu’il n’y paraît. Le film est souvent considéré comme le meilleur de la saga. C’est possible. C’est aussi celui qui révèle le plus proprement le paradoxe central de la franchise : dénoncer le show en devenant un show encore meilleur.

2013 est aussi une année où la culture de l’inégalité, du divertissement comme contrôle, des révoltes médiatisées et des audiences mondiales constitue déjà une toile de fond idéale. L’Embrasement comprend cela admirablement. Mais il l’exploite aussi avec une telle maîtrise industrielle que la critique du spectacle s’y transforme immédiatement en produit spectacle premium. Les districts souffrent, l’arène brille, les costumes explosent, les slogans naissent, et tout cela se consomme à merveille.

Le film reste solide, intelligent, plus riche que beaucoup de YA concurrents. Il donne aussi parfois l’impression que chaque montée critique vers la révolte a été pensée comme nouvelle marche de fidélisation du public. Même la colère s’y calibre. On admire la plage, les aiguilles, les alliances, les regards caméra de pouvoir, la robe qui brûle. On peut aussi remarquer qu’une franchise si efficace à dénoncer les mécanismes du divertissement n’en oublie jamais, fort heureusement pour elle, d’être l’une de leurs formes les plus accomplies.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une robe ignifugée de doublure aurait été suspendue après avoir “revendiqué la pleine tutelle pyrotechnique sur toute révolution télégénique”.