Critique

Hot Fuzz

IMDb 7.9 / 10
Allociné 3.6 / 5
Rotten T. 91%
Critique
Affiche de Hot Fuzz

Hot Fuzz

Hot Fuzz, en 2007, prend Simon Pegg policier modèle, Nick Frost collègue ravi, Jim Broadbent, Paddy Considine, Timothy Dalton, Olivia Colman, Edward Woodward et toute une campagne anglaise obsédée par le prix du village fleuri, puis demande à Edgar Wright de faire du buddy cop movie une orgie de montage et de folklore meurtrier. Pegg et Frost fonctionnent évidemment à merveille ; Dalton mord l’ensemble avec bonheur. Wright, après Shaun of the Dead, sait déjà qu’il peut faire d’une blague de genre un dispositif total de citation, de rythme et de supériorité technique. C’est formidable. C’est aussi un peu trop fier de l’être.

2007 est aussi une année où la Grande-Bretagne regarde avec une anxiété croissante ses mythes de village, de communauté et d’ordre local à l’heure de la mondialisation, de la surveillance et de la crise du lien. Hot Fuzz branche cette inquiétude sur le film de flic, avec une intelligence réelle. Mais cette intelligence existe aussi comme auto-congratulation culturelle : regardez comme nous savons détourner à la fois le terroir anglais et le cinéma d’action américain. Oui, vous savez. Un peu trop bien, parfois.

Le film reste hilarant, extrêmement précis, bourré de trouvailles. Il peut néanmoins donner l’impression que chaque gag, chaque coupe, chaque répétition vise aussi à faire admirer la machine Wright. Le plaisir n’en souffre pas toujours, mais le film se regarde lui-même réussir avec une jubilation presque excessive. Le village est hystérique ; la mise en scène l’est encore davantage. C’est l’un de ses charmes. C’est aussi son léger effet miroir narcissique.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une haie de jardin de décor aurait été taillée d’urgence après avoir “revendiqué l’autorité complète sur le maintien de l’excellence rurale homicide”.