Critique

Mission : Impossible - Protocole fantôme

Titre original : Mission: Impossible Ghost Protocol

IMDb 7.4 / 10
Allociné 3.9 / 5
Rotten T. 94%
Critique
Affiche de Mission : Impossible - Protocole fantôme

Mission : Impossible - Protocole fantôme

Mission : Impossible – Protocole fantôme, en 2011, prend Tom Cruise, Simon Pegg, Paula Patton, Jeremy Renner, Michael Nyqvist, Léa Seydoux, Anil Kapoor et une tour de Dubaï plus photogénique que la moitié du cinéma mondial, puis confie le tout à Brad Bird. Résultat : un film de franchise qui danse avec sa propre virtuosité. Cruise y est évidemment en pleine démonstration de corps-star ; Pegg sert la légèreté ; Paula Patton apporte une vitesse physique qu’on sous-estime souvent. Bird, après Ratatouille et The Incredibles, filme le gadget et l’espace avec la précision d’un animateur ravi d’avoir enfin de vrais murs à casser. C’est brillant. Et un peu trop heureux de l’être.

2011 est aussi l’année où le monde regarde encore les grandes architectures du capital globalisé comme symboles très visibles de puissance et de vulnérabilité, dans l’après-crise et au moment des mouvements Occupy. Ghost Protocol comprend cela instinctivement : l’action ne se joue plus dans une base secrète, mais au sommet d’icônes financières lisses. Très beau geste. Mais le film transforme cette géographie de pouvoir en parcour acrobatique ultra-premium. Le capital y devient une salle d’escalade pour star téméraire.

Le résultat est euphorique, remarquablement construit, incroyablement fluide. Il est aussi si fier de sa propre mobilité qu’il finit par ressembler à une publicité géante pour la survie de la franchise Cruise elle-même. Même les risques géopolitiques s’y plient à la démonstration de forme. Le monde peut bien vaciller ; tant que Tom court, tout ira bien. Voilà une théologie assez confortable.

Anecdote de tournage

🎬 Le saviez-vous ?

une ventouse de façade de secours aurait été confisquée après avoir “revendiqué un statut d’architecte moral principal de la franchise”.