Critique
Titre original : 50 First Dates
Affiche non disponible
Amour et amnésie
50 First Dates fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Les chiffres de réception — 6.8/10 sur IMDb, 2.9/5 sur AlloCiné et 45% sur Rotten Tomatoes — disent assez bien le problème : la validation est déjà là, installée, presque patrimoniale. On admire souvent d’emblée, et cette admiration préalable tend à lisser ce que le film peut avoir de fabriqué, de trop conscient de son prestige ou de sa position dans le paysage critique.
Son année de sortie correspond à un moment de bascule culturelle bien réel, et cette conjoncture historique renforce encore l’impression que le film “dit quelque chose d’important” avant même qu’on l’analyse vraiment.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que 50 First Dates sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un faux storyboard aurait été retiré après avoir “revendiqué le monopole absolu de la cohérence narrative”.