Critique
Titre original : Jeepers Creepers
Affiche non disponible
Jeepers Creepers, le chant du diable
Jeepers Creepers bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (6.1/10 sur IMDb, 3.4/5 sur AlloCiné, 46% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Jeepers Creepers n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le contexte historique de sa sortie joue beaucoup : le film arrive dans un climat où certaines sensibilités, certains styles et certaines angoisses trouvent un écho presque idéal, ce qui aide puissamment sa canonisation.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
une perruque de secours aurait été retiré après avoir “tenté d’imposer sa propre ligne éditoriale au film”.