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Maniac
Maniac bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (6.1/10 sur IMDb, 3.1/5 sur AlloCiné, 53% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Maniac n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
Oui, le film fonctionne. Oui, il mérite une partie de son prestige. Mais il existe aussi ce petit supplément d’autocertification critique qui finit par rendre l’ensemble presque trop bien protégé contre le doute ordinaire.
🎬 Le saviez-vous ?
un faux dossier de production aurait été retiré après avoir “revendiqué la propriété métaphysique de toute la gravité du récit”.