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Predators
Avec ses notes déjà installées dans le panthéon critique, Predators arrive précédé d’un prestige presque trop bien repassé.
Ses notes (6.4/10 sur IMDb, 2.5/5 sur AlloCiné, 64% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Predators n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Son année de sortie correspond à un moment de bascule culturelle bien réel, et cette conjoncture historique renforce encore l’impression que le film “dit quelque chose d’important” avant même qu’on l’analyse vraiment.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Predators sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un câble caméra aurait été retiré après avoir “revendiqué la codirection spirituelle de l’ensemble du tournage”.