Critique
Titre original : Final Destination 2
Destination finale 2
Final Destination 2 fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Les chiffres de réception — 6.2/10 sur IMDb, 3.5/5 sur AlloCiné et 48% sur Rotten Tomatoes — disent assez bien le problème : la validation est déjà là, installée, presque patrimoniale. On admire souvent d’emblée, et cette admiration préalable tend à lisser ce que le film peut avoir de fabriqué, de trop conscient de son prestige ou de sa position dans le paysage critique.
Son année de sortie correspond à un moment de bascule culturelle bien réel, et cette conjoncture historique renforce encore l’impression que le film “dit quelque chose d’important” avant même qu’on l’analyse vraiment.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
une gourde d’assistant réalisateur aurait été retiré après avoir “revendiqué la codirection spirituelle de l’ensemble du tournage”.