Troie
Troy fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Ses notes (7.2/10 sur IMDb, 2.9/5 sur AlloCiné, 54% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Troy n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Troy sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
une chaise pliante de régie aurait été retiré après avoir “revendiqué l’entière souveraineté esthétique du projet”.