Jersey Boys
Jersey Boys fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Son 6.9/10 sur IMDb, son 3.6/5 côté presse sur AlloCiné et son 51% sur Rotten Tomatoes ont figé autour de lui une aura de qualité presque réglementaire. Très bien. Mais cette réputation protège aussi beaucoup ses effets : tout ce qu’il réussit paraît immédiatement profond, nécessaire, supérieur, alors qu’une partie de sa force tient simplement à une remarquable maîtrise de la présentation.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
Oui, le film fonctionne. Oui, il mérite une partie de son prestige. Mais il existe aussi ce petit supplément d’autocertification critique qui finit par rendre l’ensemble presque trop bien protégé contre le doute ordinaire.
🎬 Le saviez-vous ?
une porte de décor aurait été retiré après avoir “revendiqué la propriété métaphysique de toute la gravité du récit”.