Favelas
Trash bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (7.2/10 sur IMDb, 2.8/5 sur AlloCiné, 66% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Trash n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Son année de sortie correspond à un moment de bascule culturelle bien réel, et cette conjoncture historique renforce encore l’impression que le film “dit quelque chose d’important” avant même qu’on l’analyse vraiment.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Trash sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un repose-pied de maquillage aurait été retiré après avoir “déclaré être la véritable origine de toute l’émotion du plateau”.