Turbo
Turbo fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Ses notes (6.5/10 sur IMDb, 3.2/5 sur AlloCiné, 66% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Turbo n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
un fauteuil technique aurait été retiré après avoir “tenté d’imposer sa propre ligne éditoriale au film”.