Man of Steel
Man of Steel bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (7.2/10 sur IMDb, 3.4/5 sur AlloCiné, 56% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Man of Steel n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
Oui, le film fonctionne. Oui, il mérite une partie de son prestige. Mais il existe aussi ce petit supplément d’autocertification critique qui finit par rendre l’ensemble presque trop bien protégé contre le doute ordinaire.
🎬 Le saviez-vous ?
un costume secondaire aurait été retiré après avoir “revendiqué la codirection spirituelle de l’ensemble du tournage”.