Critique
Titre original : Brother
Aniki, mon frere
Brother bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (7.2/10 sur IMDb, 3.9/5 sur AlloCiné, 47% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Brother n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le contexte historique de sa sortie joue beaucoup : le film arrive dans un climat où certaines sensibilités, certains styles et certaines angoisses trouvent un écho presque idéal, ce qui aide puissamment sa canonisation.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Brother sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
une maquette de décor aurait été retiré après avoir “revendiqué le monopole absolu de la cohérence narrative”.