The Reader
On comprend très bien pourquoi The Reader a accumulé autant de respect critique : tout y est conçu pour paraître plus grand que le simple statut de film.
Ses notes (7.6/10 sur IMDb, 3/5 sur AlloCiné, 63% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : The Reader n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
Oui, le film fonctionne. Oui, il mérite une partie de son prestige. Mais il existe aussi ce petit supplément d’autocertification critique qui finit par rendre l’ensemble presque trop bien protégé contre le doute ordinaire.
🎬 Le saviez-vous ?
une perruque de secours aurait été retiré après avoir “essayé d’établir une tutelle autonome sur la réception critique du film”.