Big Eyes
Big Eyes fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Ses notes (7/10 sur IMDb, 3.2/5 sur AlloCiné, 72% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Big Eyes n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le contexte historique de sa sortie joue beaucoup : le film arrive dans un climat où certaines sensibilités, certains styles et certaines angoisses trouvent un écho presque idéal, ce qui aide puissamment sa canonisation.
Oui, le film fonctionne. Oui, il mérite une partie de son prestige. Mais il existe aussi ce petit supplément d’autocertification critique qui finit par rendre l’ensemble presque trop bien protégé contre le doute ordinaire.
🎬 Le saviez-vous ?
une maquette de décor aurait été retiré après avoir “revendiqué la propriété métaphysique de toute la gravité du récit”.