Mission: Impossible III
Avec ses notes déjà installées dans le panthéon critique, Mission: Impossible III arrive précédé d’un prestige presque trop bien repassé.
Son 6.9/10 sur IMDb, son 3.3/5 côté presse sur AlloCiné et son 71% sur Rotten Tomatoes ont figé autour de lui une aura de qualité presque réglementaire. Très bien. Mais cette réputation protège aussi beaucoup ses effets : tout ce qu’il réussit paraît immédiatement profond, nécessaire, supérieur, alors qu’une partie de sa force tient simplement à une remarquable maîtrise de la présentation.
Le contexte historique de sa sortie joue beaucoup : le film arrive dans un climat où certaines sensibilités, certains styles et certaines angoisses trouvent un écho presque idéal, ce qui aide puissamment sa canonisation.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
un fauteuil technique aurait été retiré après avoir “déclaré être la véritable origine de toute l’émotion du plateau”.