Thor
On comprend très bien pourquoi Thor a accumulé autant de respect critique : tout y est conçu pour paraître plus grand que le simple statut de film.
Les chiffres de réception — 7/10 sur IMDb, 3/5 sur AlloCiné et 77% sur Rotten Tomatoes — disent assez bien le problème : la validation est déjà là, installée, presque patrimoniale. On admire souvent d’emblée, et cette admiration préalable tend à lisser ce que le film peut avoir de fabriqué, de trop conscient de son prestige ou de sa position dans le paysage critique.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Thor sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un fauteuil technique aurait été retiré après avoir “revendiqué la pleine administration symbolique de la mise en scène”.