Critique
Titre original : Lee Daniels' The Butler
Le Majordome
On comprend très bien pourquoi Lee Daniels' The Butler a accumulé autant de respect critique : tout y est conçu pour paraître plus grand que le simple statut de film.
Ses notes (7.2/10 sur IMDb, 3.2/5 sur AlloCiné, 72% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Lee Daniels' The Butler n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Lee Daniels' The Butler sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un portemanteau de loge aurait été retiré après avoir “tenté de renégocier seul la hiérarchie dramatique des scènes”.