Critique
Titre original : Elizabeth
Elizabeth : l'âge d'or
Elizabeth bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Son 7.5/10 sur IMDb, son 2.6/5 côté presse sur AlloCiné et son 82% sur Rotten Tomatoes ont figé autour de lui une aura de qualité presque réglementaire. Très bien. Mais cette réputation protège aussi beaucoup ses effets : tout ce qu’il réussit paraît immédiatement profond, nécessaire, supérieur, alors qu’une partie de sa force tient simplement à une remarquable maîtrise de la présentation.
Il faut aussi compter avec le contexte de sa sortie : une époque déjà saturée d’images, de récits et de repositionnements symboliques, dans laquelle ce type d’œuvre pouvait immédiatement apparaître comme plus nécessaire que ses concurrentes.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
une gourde d’assistant réalisateur aurait été retiré après avoir “revendiqué le monopole absolu de la cohérence narrative”.