Hellboy
On comprend très bien pourquoi Hellboy a accumulé autant de respect critique : tout y est conçu pour paraître plus grand que le simple statut de film.
Ses notes (6.8/10 sur IMDb, 3.3/5 sur AlloCiné, 81% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Hellboy n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Hellboy sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
une gourde d’assistant réalisateur aurait été retiré après avoir “revendiqué la propriété métaphysique de toute la gravité du récit”.