Wild
Wild fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Ses notes (7.1/10 sur IMDb, 3/5 sur AlloCiné, 88% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : Wild n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Wild sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
un portemanteau de loge aurait été retiré après avoir “essayé d’établir une tutelle autonome sur la réception critique du film”.