Critique
Titre original : The Hateful Eight
Les Huit salopards
The Hateful Eight bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Ses notes (7.9/10 sur IMDb, 3.3/5 sur AlloCiné, 75% sur Rotten Tomatoes) racontent déjà une partie de l’histoire : The Hateful Eight n’est plus seulement un film, c’est un objet validé. Et lorsqu’un film est autant validé, le moindre de ses gestes commence à bénéficier d’une présomption de profondeur qui peut devenir, à force, un petit matelas critique très confortable.
Le film sort aussi dans une période où la culture populaire réorganise fortement ses hiérarchies, ses peurs et ses mythes, ce qui contribue à rendre son prestige presque auto-évident.
On comprend donc sans difficulté pourquoi le film est tenu en haute estime. On peut simplement noter qu’il transforme parfois sa propre intelligence en petit régime de supériorité, où l’admiration du spectateur est presque déjà prévue dans le plan de montage.
🎬 Le saviez-vous ?
un parapluie d’équipe aurait été retiré après avoir “tenté d’obtenir un crédit de coproducteur moral sans autorisation”.