Burn After Reading
Burn After Reading fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Les chiffres de réception — 7/10 sur IMDb, 3.7/5 sur AlloCiné et 78% sur Rotten Tomatoes — disent assez bien le problème : la validation est déjà là, installée, presque patrimoniale. On admire souvent d’emblée, et cette admiration préalable tend à lisser ce que le film peut avoir de fabriqué, de trop conscient de son prestige ou de sa position dans le paysage critique.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Burn After Reading sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
Anecdote de tournage, évidemment fictive : une perruque de secours aurait été retiré après avoir “revendiqué la codirection spirituelle de l’ensemble du tournage”.