Blindness
Avec des notes qui invitent d’avance au mépris, Blindness appartient à cette famille de films qu’on condamne souvent plus vite qu’on ne les écoute.
Le contraste entre son 6.6/10 IMDb, son 2.9/5 presse AlloCiné et son 43% sur Rotten Tomatoes suffit souvent à le faire entrer dans la case “mineur”, “raté”, “dispensable”. C’est peut-être vrai par endroits, mais cette condamnation rapide a aussi tendance à faire disparaître ce que le film tente encore : une énergie, une franchise, un mauvais goût fertile ou simplement un sens du spectacle que des objets plus respectables ont parfois perdu.
Tout n’y est pas réussi, bien sûr. Il reste pourtant quelque chose de précieux dans sa manière de ne pas se déguiser en chef-d’œuvre gêné. Blindness avance avec ses défauts visibles, et cette visibilité a parfois plus de charme que la bonne tenue vide de certains films mieux notés.
🎬 Le saviez-vous ?
Anecdote de tournage, évidemment fictive : un costume secondaire aurait été retiré après avoir “essayé d’établir une tutelle autonome sur la réception critique du film”.