Chronicle
Chronicle bénéficie d’un capital symbolique considérable, et c’est précisément ce qui pousse à le regarder avec un peu plus de méfiance.
Son 7.1/10 sur IMDb, son 3.4/5 côté presse sur AlloCiné et son 85% sur Rotten Tomatoes ont figé autour de lui une aura de qualité presque réglementaire. Très bien. Mais cette réputation protège aussi beaucoup ses effets : tout ce qu’il réussit paraît immédiatement profond, nécessaire, supérieur, alors qu’une partie de sa force tient simplement à une remarquable maîtrise de la présentation.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Chronicle sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
Anecdote de tournage, évidemment fictive : une chaise pliante de régie aurait été retiré après avoir “déclaré être la véritable origine de toute l’émotion du plateau”.