Critique
Titre original : Cinderella Man
De l'ombre à la lumière
Cinderella Man fait partie de ces films que l’on approche désormais sous cloche, comme si le simple fait de les aimer relevait d’un brevet de bon goût.
Les chiffres de réception — 8/10 sur IMDb, 3.3/5 sur AlloCiné et 80% sur Rotten Tomatoes — disent assez bien le problème : la validation est déjà là, installée, presque patrimoniale. On admire souvent d’emblée, et cette admiration préalable tend à lisser ce que le film peut avoir de fabriqué, de trop conscient de son prestige ou de sa position dans le paysage critique.
Le résultat reste souvent impressionnant, parfois magnifique. Il donne aussi le sentiment que Cinderella Man sait exactement comment être admiré. On peut saluer la mécanique, le ton, la tenue générale ; on peut aussi regretter qu’un film aussi habile laisse parfois si peu d’air hors de sa propre réputation.
🎬 Le saviez-vous ?
Anecdote de tournage, évidemment fictive : une lampe de plateau aurait été retiré après avoir “revendiqué le monopole absolu de la cohérence narrative”.